L’empire Nintendo condamné : les tablettes et les smartphones ont fini par avoir la peau de super Mario

Posted in: ipad, iPhone Apps- août 04, 2014 Commentaires fermés

Nintendo n’avait pas prévu d’être supplanté en quelques années à peine par la vague des smartphones. Et ce manque de « nez » pourrait lui coûter son déclin. En effet, l’annonce des résultats du dernier trimestre a fait baisser la valeur de son titre de 6,5%, et pour remonter la pente, la marque de super Mario devra obligatoirement revoir à la fois qui sont ses consommateurs, et de quelle console de jeu ils ont besoin.

Atlantico : L’action de Nintendo vient d’enregistrer la première baisse (de 6,5%) de son action en bourse en 4 semestres. Si les produits phares de la marque comme les consoles Nintendo 3DS se sont écoulées à moins d’exemplaires que prévu, c’est surtout la concurrence des smartphone, devenus de véritables consoles portables, qui en serait la cause. Ces derniers ont-ils sonné la fin de l’empire Nintendo ? A partir de quand ce phénomène a-t-il commencé ?

Adrien Serres : Qui n’a pas joué à la Gameboy?

On peut remercier Nintendo d’avoir été pionnier dans la mobilité. Elle est la seule entreprise dans le domaine du jeu vidéo et du hardware a avoir traversé quasiment toutes les époques du jeu vidéo. Sega s’est arrêté en 2001, Atari et les consoles américaines encore plus tôt. Nintendo a su résister à la Sony PlayStation et à l’arrivée en force de Microsoft. Les consoles portables de Nintendo ont toujours tenu le haut du pavé depuis 1989 et l’arrivée du Gameboy.

En lançant en 2011, la 3DS et certaines déclinaisons comme la 3DS XL, Nintendo semblait tenir la route. De plus les jeux 3DS affluent régulièrement sur la console portable phare de Nintendo et c’est même elle qui a permis jusque-la à l’entreprise de voir l’avenir sereinement.

On peut dire que le déclin a commencé avec l’avènement de l’iPhone en 2007 puis l’apparition de la première génération d’iPod touch, semblable à l’iPhone, sans les fonctions de téléphonie et d’appareil photo numérique qui peut être aussi considéré comme une console portable car de multiples jeux et applications sont disponibles. Son positionnement frontale envers les consoles portable a certainement surpris Nintendo qui ne s’attendait pas à être attaqué de ce coté là.

Malgré tout, ces 3 dernières années, Nintendo a continué sa course sans trop se soucier des smartphones, mais la chute de nombreux empires comme Nokia ou encore Motorola ne semble pas lui présager un avenir radieux, si le groupe ne lance pas sa dernière carte qui devra être innovante, attractive et compétitive.

Christophe Benavent : Avec le lancement de la Wii U qui depuis de longs mois ne remplit pas ses promesses de ventes et plus généralement avec la massification des ventes de smartphones et de tablettes. Est-ce la fin de la marque ? Sans doute non. En revanche c’est certainement la fin d’un modèle économique. Le choix d’un modèle propriétaire – finalement similaire à Apple – touche ses limites. A l’avenir proche, il faudra soit se cantonner sur le segments étroit des gamers mais en privilégiant la puissance des consoles et l’expérience des jeux, soit en se focalisant sur les contenus et en s’ouvrant aux autres plateformes, soit en concevant des machines moins chères et performantes à destination des pays émergeants.

Les deux cent millions de smartphone sont devenues de véritables consoles portables, et cela paraît bien peu comparé au 820 000 Nintendo 3S vendues en 2013. Subsiste-t-il une valeur ajoutée de ces dernières ?

Adrien Serres : Très peu. Pourquoi transporter sur soi une console portable et un smartphone alors qu’avec ce dernier on peut faire la même chose et même plus comme écouter de la musique, accéder à internet, jouer à des jeux gratuit, chater, envoyer des sms, passer des appels… ? La seule valeur ajoutée qu’apportent les consoles portable de Nintendo est de pouvoir retrouver les titres phares qui ont fait le succès de la firme comme Mario Bros… La cible a été élargie avec le lancement de la 2DS pour un public plus jeune qui n’a pas encore de smartphone qui pourrait lui être salutaire.

Christophe Benavent : Oui mais en tenant en compte de l’évolution des compétences et des besoins des consommateurs. C’est une question de segmentation. Si le succès de la Wii s’est fait en permettant à de nouvelles catégories de joueurs d’accéder à cet univers de consommation, par exemple les filles, et en élargissant le spectre des usages avec le sport et le fitness, il faut rechercher les nouvelles cibles.

Sans doute les très jeunes, disons moins de 8/9 ans, car après ce sont les tablettes qui dominent. Mais aujourd’hui même une nouvelle adpatation à une nouvelle cible risque de ne pas être suffisant.

Selon Hideki Yasuda, un analyste de la Ace Research institute, Nintendo ne pourrait s’en remettre qu’à la sortie d’une nouvelle console. En quoi cela pourrait-il concrètement dynamiser les affaires de  Nintendo ?

Christophe Benavent : C’est la loi de ce type de marché. C’est la même question qui est posée à Apple. Le problème est que le cycle de vie des consoles est assez court le pic des ventes est atteints au boût de 2 ou 3 ans. La wii U a été lancée en 2012…il est donc temps.

Outre les consoles, les licences sur les jeux vidéo forment également une part importante des revenus du groupe. Comment Nintendo pourrait-il se démarquer des milliers de jeux gratuits pour smartphones ? Si l’on devait imaginer un scénario optimiste, comment se déroulerait-il ?

Adrien Serres : En effet les licences Nintendo sont constamment réutilisées parfois jusqu’à l’essorage. De nombreux éditeurs tiers n’ont pas toujours eu la place qu’ils méritaient. Mais toute de même Ubisoft, Warner Bros ou Disney réitèrent leur confiance envers Nintendo avec le lancement de titres exclusivement disponible sur les consoles du groupe.

Lancer une console plus connectée et orientée vers le social avec du partage, du challenge entre amis et surtout avoir des jeux ou services exclusifs qui donneront envie d’acheter cette nouvelle console portable pourrait relancer le groupe.

Il faudrait aussi revoir à la baisse la politique tarifaire des jeux vendus avec peut-être moins de jeu physique et mettre plus en avant Nintendo eShop pour réduire les coût de fabrication, de stockage et de logistique pour contrer les millions d’apps disponible sur l’Appstore ou Google Play!

Christophe Benavent : Ses marques en premiers lieu. Le succès de l’économie de licence est Walt Disney. C’est un autre modèles d’affaire. Le potentiel est là, y a-t-il les compétences ? Nintendo peut-il passer d’une orientation technologique à une pure orientation marketing ? Souvenons nous qu’avant de faire de l’électronique Nintendo concevait et fabriquait des cartes de jeux, puis des jouets. C’est sans doute dans cette connaissance approfondie du jeu que nintendo va retrouver des ressources. 

Pour le scénario optimiste, d’abord il faudra faire un bon choix de segment et un recentrage sur le jeu associé à une forte politique de marque. Le choix d’élargir la base de clientèle en visant la jeunesse des pays émergents semble le plus intéressant à première vue. Celà signifie une nouvelle console à (plus) bas prix. Dans un second temps, oui l’innovation de rupture est nécessaire. Elle doit permettre de renouveler l’expérience de jeu et surpasser les émotions que l’on peut éprouver sur une plateforme multi-usage. Cette direction est sans doute celle de la réalité virtuelle promise depuis si longtemps…

Quels sont les autres produits technologiques que l’aspect multifonctionnel des smartphone peut faire tomber ?

Christophe Benavent : Tous ceux pour lesquels les smartphone peuvent offrir la même fonctionnalité : écouter de la musique, lire, payer, s’informer, regarder des films, acheter, suivre sa santé et sa forme, s’orienter dans les villes et les campagnes. La machine à café est sauvée ! En réalité il n’y a pas de chute totale, plutôt un repositionnement qui dans nombre des cas s’accompagne d’une réduction de la taille du segment mais pas forcément de sa valeur. Dès qu’une haute qualité est demandée, qu’un device (appareil ndlr) généraliste ne peut offrir, le marché reste réservé aux spécialistes. Par conséquent oui les smartphones directement et indirectement redéfinissent des catégories entières de produits qui ne s’en sortiront qu’en offrant les mêmes fonctionnalités ( par exemple l’appareil photo doit désormais être wifi et connectés) et une ou deux indépassables : les objectifs sur un smartphone n’ont jamais égalés les vrais reflex.  Et si on ne veut pas se cantonner à une niche, c’est un changement radical qui est nécessaire, une innovation de rupture.

Adrien Serres : L’industrie du disque et du DVD est quasi morte…les ventes en chute libre. L’industrie télévisuelle a plutôt bien su prendre le virage du second écran en lançant des interactions dans leur applis, mais elle est menacée par l’arrivée prochaine de gros acteurs de VOD comme Netflix qui lancera son offre en septembre avec une offre cross-plateforme: mobile, tablet et desktop.
Lire l’article en ligne: http://www.atlantico.fr/decryptage/empire-nintendo-condamne-tablettes-et-smartphones-ont-fini-avoir-peau-super-mario-1688885.html#T5eZ5d0lc3aC9FlP.99

iOS 8 arrive !

Posted in: ipad, iPhone Apps- juin 16, 2014 Commentaires fermés

Lors de l’ouverture de la Worldwide Developers Conference 2014, Apple a dévoilé sa prochaine version de son système d’exploitation : iOS 8.
Par cette mise à jour, Apple se tourne vers la sécurité et la santé.…
Petit descriptif des nouveautés à retenir :

Health Kit : le carnet de santé 2.0

Avec HealthKit, iOS 8 souhaite développer les informations liées à la santé et à l’activité de l’utilisateur.
Ainsi, Apple entre dans la santé connectée : HealthKit est un kit de développement pour créer des applications liées à la santé connectée de son utilisateur.

En contrepartie, Apple a développé sa propre application « Health » qui regroupe différents objets de santé connectée. Le but d’une telle opération est de proposer aux développeurs d’applications mobiles des outils adéquates qui répondent aux besoins des utilisateurs.

Pour optimiser ces informations, Apple a choisi de les réunir dans Health, ce qui évite le surplus d’informations éparpillées à plusieurs endroits. Health est donc le « produit » final utilisable par le grand public regroupant ainsi des informations telles que la tension, le rythme cardiaque, le nombre de pas,… Il s’agit d’un véritable carnet de santé digital. Tout ceci est fait pour préparer l’arrivée de l’iWatch.

HomeKit : La gestion de votre maison du bout des doigts

HomeKit permettra au possesseur de l’iPhone d’utiliser son Smartphone comme une télécommande centralisée, commandant sa maison connectée (volet, four, réfrigérateur, lumière,…).
Ces fonctionnalités seront à la fois utilisable tactilement et par Siri.
Homekit aura également son propre protocole sécurisé de manière à ce qu’il puisse commander les serrures des portes et des garages.
Apple a dors et déjà noué des partenariats avec Philips et Honeywell pour la création et la fabrication d’objets domestiques connectés.

iCloud Drive : La synchronisation des fichier

Apple a aussi annoncé lors de cette conférence la création d’iCloud Drive : un Cloud avec synchronisation des fichiers. Ces fichiers peuvent être synchronisés sur OS X (Mac), iOS (iPhone) et même Windows !
Cet espace de stockage sera gratuit jusqu’à un plafond de 5Go. Au-delà, le forfait mensuel pour 20 Go sera de 0.99€ (ce qui est loin d’être excessif).
Chaque application stockée dans le Cloud disposera d’un dossier portant son nom et son icône.

Appstore : les nouveautés de développement

Tim Cook a aussi annoncé des nouveautés dans l’Appstore. Dès à présent, les développeurs d’applications iPhone et iPad pourront proposer à quelques utilisateurs de tester une première version de leurs applications en avant première de manière à corriger les éventuelles erreurs.
De plus, les développeurs pourront proposer des applications sous forme de « pack » (ou Bundle).

TouchID met le doigt sur la sécurité

La nouveauté de TouchID, qui permet de s’identifier grâce à son empreinte digitale, s’adresse aux applications tierces de l’iPhone. Ainsi, certaines fonctionnalités et applications iOS pourront se voir remplacer le célèbre « identifiant et mot de passe » par l’empreinte digitale de l’utilisateur, et ainsi augmenter la sécurité de l’iPhone. L’utilisateur pourra alors payer ses courses du bout des doigts. Cette fonctionnalité était jusque là seulement réservé à l’usage exclusif des applications Apple.

Repositionner le consommateur au cœur de votre stratégie digitale mobile.

Avec ce nouvel OS, et les possibilités d’intégration et d’interaction qu’il offre, il est plus que jamais nécessaire de positionner le consommateur au cœur de la stratégie digitale de l’annonceur.

Téléphoner avec les smartphones de demain, une idée que n’auront plus que les handicapés de la technologie ?

Posted in: BtoB, BtoC, iPhone Apps, Service- juin 11, 2014 Commentaires fermés

Atlantico : Lors de la keynote d’Apple qui a eu lieu le 2 juin dernier, Tim Cook a présenté la solution domotique Homekit, qui permettrait de relier votre iPhone à tous les objets connectés de votre maison. A quel type de fonctionnalité pouvons-nous nous attendre concernant nos smartphones à l’avenir ?

Adrien Serres : On peut effectivement mentionner Homekit comme future fonctionnalité sur nos Smartphones.

Homekit est la nouvelle solution d’Apple qui permettra de contrôler en une application l’intégralité des objets connectés de la maison et donc, de se retrouver au centre de la maison intelligente. Homekit est une première pour l’instant, Apple étant le seul à l’avoir conçu. Cela ne  saurait tarder à venir sur Androïd de la part de Google ou Samsung.

Une autre nouveauté, qui sera à l’avenir accessible au grand public, est Healthkit d’Apple. Le principe est le même : regrouper sur une seule et même application l’ensemble des objets connectés liés à la santé comme une balance, un tensiomètre, etc.

Ces deux nouveautés majeures regrouperont ainsi toutes nos données personnelles. Pour résumer, le Smartphone va devenir une véritable télécommande mais ne pourra être véritablement fonctionnel sans objets connectés.

Comment expliquer ces investissements vers les domaines de la démotique et de la santé ?

Actuellement, l’objectif de ces deux mastodontes que sont Apple et Google est de nous facilité la vie, d’améliorer notre quotidien et d’essayer de gagner en innovation sur des domaines importants pour l’ensemble de la population. La démotique et la santé sont au cœur des objets connectés, qui eux-mêmes sont aujourd’hui complètement dans l’air du temps. Apple et Google veulent donc participer à l’effort de croissance de ces objets qui, petit à petit, intègrent de plus en plus le quotidien des Français. Apple prépare aussi le terrain avec le lancement prochain de sa très attendu iWatch qui apportera peut etre de nombreuses fonctionnalités liées à la santé. Chez Wazapp nous travaillons déjà sur de nombreux objets connectés comme ibeacon ou Xee (la voiture connectée) et attendons avec impatience iWatch pour proposer de nouvelles applications.

Quelles sont les limites de ces nouvelles fonctionnalités ?

Les objets connectés en eux-mêmes sont une véritable limite. Il faut de nombreux objets pour permettre à ces nouveautés de fonctionner.

Mais la principale limite reste la sécurité. Pour permettre l’utilisation de ce type de technologie, il faut une sécurité irréprochable. Autrement, il n’est pas certain que les consommateurs révèlent leurs données de la sorte, sans garantie, et pour l’instant, c’est loin d’être le cas : de nombreuses données personnelles ne sont pas cryptées. Google et Apple devront rassurer sur ce sujet pour que l’adoption et le lancement de ces applications soit une réussite. Reste à savoir ce qu’ils comptent faire de ces données. On peut tout à fait imaginer qu’elles vont être revendues à des fins publicitaires. Par exemple, il ne serait pas incongru de voir un assureur refuser un client ayant une santé fragile après avoir consulté eu accès à ses données de santéd’Healthkit. Actuellement, aucune loi n’interdit cela mais l’Union européenne s’y penchera forcément et mettra en place des régulations appropriées.

De plus, qui dit objet connecté, dit ondes. Un objet connecté fonctionne grâce à des ondes Wifi qui sont trois fois plus puissantes que celles des ordinateurs et peuvent avoir des répercussions sur notre santé.

Comment expliquer également la déception ambiante vis-à-vis de l’annonce de ce type de nouveautés ?

Cette déception vient du fait que nombreuses sont les personnes à ne pas avoir compris la logique de la dernière keynote d’Apple. La semaine de conférence qui a eu lieu à partir du 2 juin dernier était consacrée aux développeurs et aux softwares.HomeKit etHealthkit ont été dévoilés dans le nouvel iOS8 qui sortira certainement en septembre.Apple a désormaisséparé ses annonces software et hardware. Les annonces hardware, y compris celle de l’iPhone 6, auront lieu en septembre. Pour suivre de nouvelles innovations dans le domaine du mobile, Google tiendra son prochain Google I/0 le 25 et 26 juin.
Lire l’article sur Atlantico http://www.atlantico.fr/decryptage/telephoner-avec-smartphones-demain-idee-que-auront-plus-que-handicapes-technologie-adrien-serres-1609061.html#OEDfqFrce5EsDYRz.99